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Lettre de Crète n°14

Terres de Grèce V

juillet 2004, par Geneviève Monloubou

Depuis sa création en 1988, ERE participe à des manifestations philhellènes dans le département de la Gironde et organise aussi des événements bisannuels « Terres de Grèce et de Chypre ». Les deux derniers ont été consacrés à l’île de Chypre. La table ronde géopolitique, la table ronde littéraire et l’exposition de la peintre Eleni Nicodimou avaient permis au public girondin de mieux comprendre la complexité de la situation de Chypre, de la « question chypriote » et de découvrir la richesse culturelle de l’île d’Aphrodite. Cette ouverture à Chypre qui en 2001 ne faisait pas la Une de l’actualité a pourtant remporté un vif succès.
Nous avons donc décidé de prolonger cette rencontre avec Chypre par un deuxième volet intitulé « Images de Chypre » autour de deux grands événements.
Le jeudi 4 mars, la présentation à la librairie La machine à lire par Patrick Landre, directeur du Centre culturel français de Nicosie, de l’exposition « le centre historique de Nicosie », 54 clichés du photographe grec Stélios Skopelitis, réalisées à la demande du Centre Culturel français. Yiannis Ioannou, professeur de littérature française à l’université de Chypre, a proposé une lecture de l’œuvre du poète Yves Bergeret dont il traduit en grec les œuvres. Ce fut l’occasion d’une lecture à deux voix par Ioannis Ioannou et Catherine Barland, de quelques poésies choisies.
Le vendredi 5 mars, à l’Athénée municipal, s’est déroulée une table ronde sur « L’identité politique, l’identité culturelle de Chypre » avec Georges Lillikas, ministre chypriote du commerce, de l’industrie et du tourisme, Niyazi Kizilyü-rek, professeur de sciences politiques à l’université de Chypre et Yiannis Ioannou.
Patrick Landre animait le débat.
A un peu plus d’un mois du référendum sur le plan Annan, à deux mois de l’adhésion à l’Union européenne de la République de Chypre, ce « Terres de Grèce et de Chypre » s’inscrivait au cœur de l’actualité. Le public ne s’y est pas trompé, venu nombreux aux deux rendez-vous.
Au nom de ERE, je remercie tous les intervenants qui nous ont fait l’honneur et l’amitié d’être parmi nous. Je dis bien l’amitié, car c’est aussi de l’amitié que sont nées ces journées chypriotes. Qu’il me soit permis de remercier tout particulièrement Georges Lillikas que les circonstances politiques retenaient à Chypre et qui malgré cela, a tenu à être présent à Bordeaux. Les propos librement échangés ce 5 mars ont présenté les arguments des opposants et des partisans au plan Annan. Avant le résultat écrasant du « non » des Chypriotes grecs à la réunification de l’île selon le plan Annan, Georges Lillikas a rendu plus lisibles les raisons pour lesquelles il n’était pas possible pour son pays d’accepter les conditions de ce plan.
Fidèle à sa politique de partenariat, ERE a réalisé ces manifestations avec le concours du Conseil Général de Gironde, le Centre culturel français de Nicosie, l’Office du tourisme de Chypre à Paris, le Ministère des Affaires Etrangères de la République de Chypre et le soutien de l’ambassade de Chypre à Paris ainsi que de la mairie de Bordeaux.

Catherine Albouy Barland