Accueil > Lettre de Crète > 2004 > Icônes à Saint Loubès

Icônes à Saint Loubès

13 mars 2004

juillet 2004, par Geneviève Monloubou

ERE, en collaboration avec la bibliothèque de Saint Loubès, a organisé une exposition d’icônes peintes par Olympe Arétis, iconographe contemporaine, présente ce jour là. A 18h30, les auditeurs sont venus nombreux pour écouter Olympe les éclairer sur l’iconographie en général, assez mal connue en Occident, et sur sa pratique en particulier.
Elle a rappelé que les icônes ne sont absolument pas des portraits, même si un certain courant de pensée a essayé de démontrer que les icônes les plus anciennes seraient une copie du Saint suaire actuellement conservé à Turin.
La tradition orthodoxe affirme que nulle figuration ancienne et crédible n’a jamais existé du Christ, de la Vierge, des Apôtres et des Saints. Des artistes leur ont donc inventé des visages pour aider les fidèles à se les imaginer ; visages symboliques qui essaient d’exprimer le sens de leur vie, de leurs miracles, de leur martyre. L’art des icônes est devenu celui de pouvoir figurer l’invisible.
Rapidement, un code et des techniques à Chypre. précises se sont établis pour que l’ensemble de ces figures vivant dans le monde invisible soient reconnues par les fidèles. Mais aucune icône n’est une reproduction identique d’une plus ancienne, car le peintre exprime dans son œuvre sa ferveur personnelle.
Olympe Aretis vit en France depuis trente ans. Ses parents, des Grecs d’Asie Mineure se sont réfugiés à Damas, en Syrie où elle est née. Ensuite, elle a vécu quelques années. Mais les guerres du Moyen orient et l’invasion turque à Chypre, obligèrent sa famille à d’autres exils. Les uns sont partis en Scandinavie, d’autres en Grèce. Olympe a voulu prendre la route de la France : Paris, puis l’Aveyron. Conquise par la beauté et le calme de cette région, elle s’y est installée avec sa fille.
Pour développer son art, elle a travaillé à l’atelier d’iconographie des Beaux Arts d’Athènes avec M. Xynopoulos, disciple du moine iconographe Giannis Voranos du Mont Athos.

Yvon Philippe